Qui sommes-nous ?

NAISSANCE DE REGARD’ELLES

Regarder pour comprendre, comprendre pour évoluer ou simplement pour garder les yeux ouverts sur la marche de notre société. Regard’elles ne se veut aucunement chiennes de garde. Nulle agressivité dans la démarche. Pas de vindicte. Ni chiffon, ni prêche. Il s’adresse à tous, homme ou femme qui se pose des questions sur les changements de civilisation, en gardant à l’esprit que la relation hommes/femmes évolue tout en restant l’endroit où se nouent les équilibres précaires d’une société qui ne sait plus très bien où elle va. Sorte de lutte inconsciente qui rejaillit sur le rôle des parents, du mari, de la femme, de la fille … et par conséquence sur l’organisation de la société.

On en vient à parler d’une féminisation de la société, je crois qu’il s’agit de tout autre chose ; Que les femmes en prenant leur place dans le monde et en le faisant savoir induisent des modifications… le fameux effet papillon…
Il ne masque nullement le plafond de verre, les inégalités salariales et bien pis encore à travers le monde… Regard’elles se propose juste d’offrir une fenêtre sur le monde à travers le regard de femmes plurielles. Ne nions pas la différence, apprécions là et tirons-en le meilleur profit. Et bienvenue à toutes et à tous pour vos commentaires avisés, faites-nous partagés vos regards aiguisés…

Céline Cammarata, journaliste en économie, politique, droits des femmes et habitat écologique.
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« L’idée d’écrire sur moi me pose un réel problème et voilà plusieurs jours que je trouve une foultitude de choses prioritaires, retardant ainsi la mise en ligne du blog – au grand dam de mon web master –. Le travail d’une journaliste ne consiste sûrement pas à parler d’elle-même ! En fait je ne sais pas faire et je me répète :  « bon une fois que j’ai écrit : je suis journaliste, que reste-t-il à dire ? ». Aucune fausse modestie de ma part, simplement, La « pipolisation », la  « tweetomania » qui consistent à se pencher sur son nombril, appartiennent à des sphères de pensée qui échappent totalement à mon cerveau nourrit de presse écrite papier. La seule qui me semblait mériter que l’on s’y penche lorsque j’étais étudiante en journalisme mais je me soigne depuis ! Les tweets, les réseaux sociaux ont permis de sortir de leur isolement  des combattants de la liberté. Ils permettent de rendre compte d’une actualité brûlante… pas de la couleur du cheval blanc d’Henry IV.

J’ai choisi le journalisme par conviction. Je l’ai exercé à mes débuts dans le domaine politique, avec une liberté d’esprit et de ton, dans un réel échange avec le lectorat. Nos articles étaient entendus, commentés, analysés. Je n’ai jamais su lequel d’entre eux m’a valu l’inimitié de Jean-Claude Gaudin, car à l’époque nous n’étions pas des sbires que l’on sermonnait au téléphone. Chaque mot comptait si l’on écoutait notre petit comité de lecteurs. J’ai connu alors les conférences de rédaction enflammées, les joutes verbales… Las, la danseuse dut être abandonnée. Et la jeune journaliste ramenée à des considérations bassement matérialistes.

Ce blog aujourd’hui me donne l’occasion de m’exprimer sur ma vision des femmes et de la société, d’ouvrir un lieu d’échange sur un sujet qui me passionne. Non une passion dévorante dévastatrice. Je n’ai pas l’intention d’aller défiler la poitrine dénudée mais je veux bien comprendre les motivations de celles qui le font. J’ai la conscience aiguë des enjeux qui se jouent pour notre société dans la relation hommes/femmes. Décuplée largement et clairement par le fait d’avoir mis au monde et de voir grandir deux filles, petit miroir de notre époque, mais aussi par mes rencontres dans le monde de l’économie, de l’emploi, de la formation, des services de l’Etat, par mes échanges avec des femmes, avec des hommes, par ma réflexion permanente et la certitude que d’autres que moi, que d’autres avant moi ont porté ce regard interrogateur sur une multitude de petits faits. Dans l’hexagone ou beaucoup plus loin, tous et toutes m’ont enrichi. »
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Cédric Royer, graphiste, photographe, vidéaste, webmaster, créateur de « Happy people communication », agence de communication pluridisciplinaire.

happy-people.frLe concepteur de Regard’Elles aborde la communication avec beaucoup de recul. Son travail consiste à proposer une gestion globale de la communication – print, web, vidéo et photo –, il développe pour ce faire une fibre artistique et journalistique acquise durant de longues années de collaboration en presse écrite.
S’il a choisi de s’émanciper et de créer sa propre structure c’est justement pour s’accomplir dans des choix éthiques correspondant à ses valeurs. Sa ligne de prêt à porter Kuss-Kiss vise à promouvoir la tendresse et l’amour dans une société bouillonnante dont la pleine accélération balaie trop souvent nos aspirations profondes.

Son investissement auprès de l’association femme-victoire-esthétique, qui promeut l’esthétique à l’hôpital pour les femmes victimes de cancer, s’inscrit dans la même démarche que la création de Regard’Elles : des actes en rapport avec ses convictions. Nourrir l’idée que tout n’est pas joué d’avance et que la réflexion et l’envie de progresser dépassent l’égoïsme individuel. « Je m’inscris dans une communication éthique qui tente de véhiculer des valeurs, parmi lesquelles, une relation homme/femme empreinte de respect et d’équité, une diversité assumée et de la place pour tous. Nos enfants y ont droit et il est de notre responsabilité de les leur enseigner. »

Aude Fried, ingénieur, journaliste spécialisée en agriculture, emploi et formation.

bressolier aude« Ingénieur en agriculture, j’ai débuté dans le monde des organisations professionnelles agricoles, milieu profondément masculin où les rares représentantes de la gent féminine que j’ai pu croiser étaient des femmes de poigne, de conviction, des chefs d’entreprise impliquées et souvent des mères de famille engagées.
Puis j’ai eu l’opportunité d’embrasser le très beau métier de journaliste toujours dans cette filière agricole qui m’est chère. Je me suis peu à peu spécialisée dans le domaine de l’emploi et de la formation en agriculture, en agroalimentaire et en environnement. Depuis bientôt six ans, j’ai la chance de croiser des femmes et des hommes passionnés, de croquer des parcours de vie parfois alambiqués mais toujours guidés par une même passion.

Si j’ai choisi aujourd’hui de prêter ma plume à « Regard’Elles », c’est avant tout pour porter un regard curieux sur le monde qui m’entoure. Un regard qui ne cesse d’évoluer, encore plus depuis que j’ai connu le grand bonheur de devenir mère puisque désormais, je dois regarder vers l’avenir pour deux ! Je partagerai avec vous mes coups de gueule (il en faut !) mais aussi mes coups de cœur (heureusement qu’ils existent !) »

Yves Jaffrennou

Yves Jaffrenou, écrivain, chroniqueur radio et nouvelle plume de Regard'Elles

Yves Jaffrennou, écrivain, chroniqueur radio et nouvelle plume de Regard’Elles

Je suis né à Trélazé, le pays de « l’ardoise et de la douceur angevines » dans le milieu de l’émigration bretonne. Après mes études à Angers puis à Rennes, j’ai enseigné en Bretagne au lycée de Quimperlé en tant que professeur de lettres. Détaché ensuite au ministère des Affaires Etrangères en Allemagne, j’enseigne au lycée franco-allemand de Sarrebruck et à l’université de la Sarre. C’est là que va se déclencher le processus qui m’a conduit, au bout de six années, dans les Cévennes où, en 1974, je rejoins le lycée du Vigan. J’y terminerai ma carrière vingt-trois ans plus tard.
Je suis un enfant des Trente Glorieuses, sans souci de chômage, sans crainte des lendemains, lesquels devaient chanter selon notre idéologie de l’époque. Les années grasses étaient à leur apogée, mais nous ne le savions pas. Le consumérisme paraissait simplement naturel dans une représentation mentale où la planète ne cesserait pas de fournir, où le progrès serait infini – nous ne connaissions que cela depuis l’après-guerre – , où enfin nous nous accommodions des équilibres politico-économiques de l’époque avec les deux grands Blocs de l’Est et de l’Ouest et tous ces pays encore récemment colonisés, maintenant libres et en voie de développement. Nous nous rassurions à bon compte.
Ce sont toutes ces certitudes qui se sont fissurées pour beaucoup d’entre nous dans les années soixante-dix. Notre civilisation, les présupposés sur lesquels elle reposait, menait à une impasse. La candidature de René Dumont aux élections présidentielles de 1973 me paraît symboliser le début d’une nouvelle ère, d’une nouvelle vision de la planète et de la place que l’homme y tient. Ma venue dans les Cévennes, la vie d’alors en communauté, la tentative – la tentation – de l’autarcie, au moins partielle, les luttes pour le Larzac, chez Lip, à Besançon, autant de projets et de réalisations qui ont marqué la suite de ma vie. Depuis quarante ans maintenant, le sillon ayant été tracé alors, nous avons cherché -avec des reculs, des compromis, des espoirs souvent déçus-, à labourer ces terrains et à y semer quelques graines, modestement, mais opiniâtrement. Mes livres, même si c’est parfois de manière très indirecte, participent de ce mouvement. Car c’est un mouvement, le contraire d’une conception figée du monde.

Hannah Butler, journaliste canadienne.

Hanna Butler« D’origine canadienne, j’écris en tant que journaliste indépendante depuis plus de quinze ans, essentiellement en anglais. Mes thèmes de prédilection sont les pratiques sociales, les enjeux politique et économique pouvant directement ou indirectement influer sur les femmes. Collaborer à ce blog et en français, est pour moi un nouveau défi qui fait sens !

J’ai commencé le journalisme en interrogeant des élèves et en publiant leurs histoires dans des programmes visant à rapprocher les communautés en Nouvelle-Écosse. Peu de temps après, je me suis intéressée aux défis, à la misère qui avaient poussé des hommes et des femmes à tout quitter pour s’installer au Canada. J’ai énormément appris en racontant, dans le magazine “The Banff Springs, Castle Chronicles” leurs expériences de vie dans leur pays d’origine : guerre, famine, sécheresse.. Ces témoignages ont permis à un certain nombre de mes lecteurs de comparer et de réviser leur propre expérience de vie. Ce travail m’a amené à penser que les pratiques sociales, politiques et économiques au Canada ne sont pas toutes en faveur des femmes. Beaucoup m’ont objecté : « il doit y avoir une raison, c’est normal puisque c’est accepté. » Je ne crois pas en ce raisonnement et je pense qu’il est possible de comprendre pourquoi ces pratiques existent et si elles bénéficient vraiment aux Canadiens et bien au-delà à la communauté humaine.

Ce qui peut être considéré comme socialement «acceptable» aujourd’hui peut tout aussi bien être rejeté et considéré comme « nuisible » demain. Les femmes du Canada et partout dans le monde, ont le droit de se projeter au-delà des représentations proposées par les médias Ce phénomène est devenu si puissant dans notre société capitaliste qu’il n’est pas rare que des jeunes femmes suicident parce qu’elles ne peuvent tout simplement plus assumer un physique, un statut social ou une capacité intellectuelle qui ne correspond pas à la norme. Notre regard sur les femmes et leur engagement dans la société, ont aussi des origines qui valent la peine d’y réfléchir afin de mieux comprendre et d’améliorer notre réelle position. Je suis convaincue qu’avec la participation active, l’empathie et le partage des informations avec nos lecteurs, nous pourrons faire progresser notre réflexion.
Il est de notre responsabilité de distinguer les croyances de notre culture, de notre pays, celles de notre famille et de nos amis des faits que nous vivons afin de trouver un équilibre. J’ai deux filles et je tiens à leur apprendre à user de leur sens critique. Je voudrais qu’elles sachent que rarement les choses sont telles qu’elles apparaissent et qu’elles sachent que la seule façon de savoir avec certitude si quelque chose leur est bénéfique est de se fier à leurs convictions profondes.
Aujourd’hui, Internet est accessible à des millions de personnes et est utile pour nous faciliter la vie mais il ne peut pas réfléchir à notre place !
Je suis très heureuse de contribuer à ce réseau et j’espère que de nombreux lecteurs prendront part à ma réflexion. »

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Notre logo est une création de Paprika-box,LOGO PAPRIKA-BOX petite entreprise de communication et coordination d’événements créée par Audrey Hell.

3 Commentaires

  1. Guillaume

    Belle initiative !
    longue vie à votre entreprise !

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  2. christine

    Je ressens en vous lisant votre passion et votre énergie et si vous nous aidiez à voir les choses autrement ! je pense manquer de réflexion parfois et d’analyse, et si en vous lisant, je me réveillai un peu!! merci

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  3. christine

    Regard’elles, encore et toujours au fil des jours, des commentaires, réflexions et analyses des plus intéressantes, à consommer sans modérations, merci!!

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