Collapsologie ou retour au bon sens ?

Collapsologie

Collapsologie

 

 

J’entends, je vois, je lis beaucoup de choses affolantes. De celles qui vous terrorisent en passant aux enfants que l’on a mis au monde et à la génération qui va affronter la situation quand on arrêtera de parler de la catastrophe qui arrive car elle sera arrivée. C’est déjà l’échange que j’ai eu avec des membres d’Extinction rébellion qui reprochent à la presse de ne pas dire ce qui se passe. J’ai alors posé une question toute simple : « Vous pensez que l’on n’a pas assez répété que les abeilles meurent et que notre fonctionnement actuel les condamne à moyen terme ?  » Ils ont reconnu que cela avait été beaucoup dit. Ce à quoi j’ai ajouté : « Donc si tout le monde sait que les abeilles vont mourir, tout le monde sait que l’humanité est en danger. S’il n’y a plus d’insectes pollinisateurs et donc plus de fleurs, par conséquences, plus de fruits, plus de légumes donc plus d’arbres et ainsi de suite, on meurt tous. Même avec des lingots d’or en banque, un magnifique SUV. Mêmes les excités de la gâchette, qui pense que notre pire ennemi reste le développement anarchique de certaines espèces animales comme le sanglier, n’auront plus rien à chasser si les animaux ne peuvent plus se nourrir ? » « Ah mais non, m’ont-ils rétorqué, ce n’est pas si évident pour tout le monde.. » Donc ils existent des personnes qui ne savent pas que nous sommes hébergés sur terre et que sans végétaux, sans arbre, plus rien ne retient la terre d’où les inondations. De même pour la pollution des nappes phréatiques, des océans, personne ne se dit qu’à terme même si cela prend plus d’un jour et que du coup on se dit égoïstement « Moi je serai mort.e avant que ça arrive », l’homme va en crever ? Entre ça, les radiations diverses et variées, la pollution de l’air, les bombes et autres armes chimiques qu’on balance sans réfléchir, forcément il va y avoir un vraiment gros problème. D’autant que les millions de personnes qui subissent les guerres, les catastrophes, les déplacé.es climatiques, ce n’est pas à coup de murs et de théories du grand remplacement que nous allons les empêcher de chercher un endroit où se réfugier. Comme le disait très justement une porte-parole italienne du HCR « Ce n’est pas parce qu’on enlève les matelas sous les fenêtres d’un immeuble en feu que les gens arrêtent de  sauter pour échapper aux flammes. »

Aussi lorsque j’écoute Yves Cochet nous parlait d’un monde où il faudrait renoncer aux produits issus du pétrole, donc au delà des carburants et du plastiques, à nos vêtements et autres internet, et que pour y parvenir il faudrait collaborer et s’entraider, je le trouve plutôt moins inquiétant. Certes, tout le monde n’a pas envie de vivre dans la petite maison dans la prairie mais nécessité fait loi. Alors entre la pensée de devoir cultiver nos jardins, prendre soin de ruches et s’éduquer à fonctionner en troc avec nos voisins et celle d’horribles guerres pour la survie car l’homme essaiera de voler à son voisin ce qui lui manque et que ce sont les possesseurs d’armes qui régneront et bien franchement je préfère les collapsologues qui développent des jardins partagés et prônent une mutation globale de la politique agricole. D’autant que d’autres déjà, que je rencontre à longueur de reportage pour la Maison écologique tentent de s’approcher d’une certaine consommation raisonnée et de maîtriser leurs productions de déchets sans sembler horriblement souffrir. Ils ne résoudront rien car leur approche se fait par petit bout mais ils laissent entrevoir que d’autres raisonnements existent.  Car comme dirait Guillaume Meurice -on a les références que l’on peut- « je suis assez simplet quand je vois quelqu’un qui fout le feu, ce n’est pas à lui que je demande de l’éteindre. » Donc restons simplistes, le système qui a mis la planète à sac peut-il être le système qui va la sauver ?

 

https://www.tf1.fr/tmc/quotidien-avec-yann-barthes/videos/invite-yves-cochet-prevoit-la-fin-du-monde-dans-devant-leffondrement-essai-de-collapsologie-88217327.html

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