Encore un célèbre acteur… chapeau bas à toutes celles qui brisent le silence

 

#Balance ton porc #Meetoo

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En apprenant qu’une enquête préliminaire pour viol, visant Philippe Caubère, avait été ouverte le 16 avril, suite à la plainte d’une femme qui a osé, j’ai une pensée pour toutes celles qui se taisent, pour toutes celles qui hésitent, pour toutes celles qui se terrent, pour toutes celles qui subissent en silence. Elles n’ont pas parlé pour protéger leur famille. Elles n’ont pas parlé par peur. Elles se sentent menacées, traquées pour certaines -lire pour comprendre les témoignages des femmes qui ont osé dénoncer Tariq Ramandan-. Les victimes vivent la honte, la peur et l’angoisse dans leurs chairs pendant que les bourreaux mènent paisiblement leur vie, libres de sévir encore et toujours.  La sidération les a frappées si fort que 10, 20, 30 et même 50 ans après elles restent muettes. Je pense aussi à Rosen Hircher. Lors d’un entretien au moment de la discussion sur le projet de loi visant à pénaliser les clients pour un dossier dans le magazine Grizette, elle m’expliquait que les proxénètes exercent une pression sur les femmes du fait de leur silence; Tant que les familles et surtout les enfants ignorent leur passé, elles subissent un odieux chantage. Il faut se taire pour ne pas que la honte s’abatte et les problèmes aussi. Il ne faut surtout pas nier l’enfer que subisse les victimes et qui participe à leur crainte de parler. Dans le cas de Philippe Caubère, les faits remonteraient à 2010. C’est dire si la plaignante a eu le temps de maturer, de réfléchir. C’est dire le poids de la décision.J’entends déjà les voix s’élevant : mais pourquoi attendre tant d’années pour parler ? Et bien réfléchissons au sort réservé à celle qui parlent. Au parcours de la combattante, depuis le dépôt de plainte jusqu’au procès. Des examens intrusifs aux questions pernicieuses : comment la victime était-elle habillée et qu’est qui dans son comportement a provoqué une réaction de la part du pauvre mâle en rut ? Comment a-t-elle pu se fourrer dans un tel guêpier ? Des épreuves si lourdes que parfois le silence peut paraître la seule solution. Alors chapeau bas à celles qui osent. A toutes les « Françoise » d’aujourd’hui et de demain, j’ai envie de dire mon admiration. Nous nous battons contre le plafond de verre et nous devons exploser le silence d’or pour que nos filles demain se sentent autorisées à parler, et même encouragées à le faire. Alors avant de porter un jugement sur celles qui parlent certes parfois maladroitement, tardivement.. faisons preuve de bienveillance. Avoir la possibilité de s’exprimer sans tirs de barrage, cela pourrait être un bon début.

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