Mon héros d’enfance….

Nelson Mandela, une sagesse à méditer

Nelson Mandela, une sagesse à méditer

Mon héros d’enfance…. ou plutôt ma première prise de conscience politique. J’ai grandi dans une ville communiste plutôt très bien lotie en taxe professionnelle avec donc foison de club sportifs et activités pour les jeunes comme pour les anciens. A cette époque, Nelson Mandela était emprisonné et des comités de soutien existaient dans le monde entier et même dans ma petite ville très en pointe sur le sujet.  Aussi loin que remonte mes souvenirs, je me suis passionnée pour l’Afrique. Ne me demandez pas pourquoi, je voulais un petit frère noir et j’étais attirée par ce continent dont je ne connaissais rien, ni personne. J’ai pris une année sabbatique en plein milieu de mes études pour un long périple.

Ce comité évidemment me correspondait. Je devais être en seconde lorsque j’ai commencé à aller aux réunions, voir des documentaires et écouter des conférences. Depuis je n’ai jamais cessé de lire et de regarder tout de ce qui le concerne. J’ai offert de la littérature jeunesse à mes filles sur le sujet dès qu’elles ont été en âge de lire -et même avant des albums sur Rosa Parks !- J’étais totalement admirative, émerveillée, épatée par la force de caractère d’un homme qui ne se renie pas. Il a refusé toutes négociations, tous compromis. Avec sa femme et ses enfants dehors, à la merci du harcèlement et des mauvais traitements du pouvoir en place. Droit dans ses bottes. Et en plus, à sa sortie, il prend des responsabilités et prône la réconciliation. Ses partisan.e.s -dont on avait torturé les enfants, décimé les familles- ne pouvaient pas l’entendre mais là encore il n’a pas dérogé à ses convictions. Ses proches disaient que lorsqu’il rencontrait quelqu’un ou quelqu’une qui le détestait, il était si maître de lui, si avenant, si brillant qu’il retournait les pires détracteurs.

Je me souviens précisément du dimanche 11 février 1990. J’étais rivée à mon écran. Seule, attendant avec anxiété sa sortie. 75 minutes de retard, je craignais un attentat, un snipper. Je ne pouvais pas croire que les autorités le libèrent.

Alors ce soir, je me délecte d’avance de revoir le film tiré se dont autobiographie, livre qui reste dans mon cercle premier de ma bibliothèque. Voilà. Des copines étaient fans de rock star, moi j’étais envoûtée par un vieil homme aux cheveux gris comme je l’étais devant Simone Veil mais c’est une autre histoire !

 

 

 

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