Bonjour tristesse

Stand up with Orlando

Stand up with Orlando

 

J’ai passé le week-end à tenter de sortir la tête de la crise d’adolescence qui explose à la maison. Le regard résolument tourné vers la vie, je m’efforce toujours de relativiser; Je pense chaque jour aux malheureux noyés en mer pour avoir fui la guerre ou la misère dans toutes ses formes. Mon cœur va aussi vers ceux que l’on jette du haut des immeubles en raison de leur orientation sexuelle et vers ces femmes que l’on brûle, viole, torture, vend…. Bref, toutes les réjouissances qui font apparaître nos vies sous un jour étincelant. Donc ce week-end, avec le sortie du soleil, la plage et les moules frites, je tentais la pensée positive. Mais voilà, on est toujours rattrapé. La tuerie d’Orlando, encore un attentat incompréhensible pour un cerveau sain. Tuer pour tuer, aveuglément. Il n’y a pas de mot face à cette violence barbare. Ce soir, je vais participer à un rassemblement, un de plus. La question est combien devra-t-il y en avoir ?  Pourquoi l’être humain se complet-il dans une telle crasse ?

Ce matin, je suis là. Malgré une nuit quasi blanche, j’essaie d’avancer. Mais rien n’y fait. Et ce n’est pas ma revue de presse matinale, et la lecture des propos de Hani Ramadam, dans l’hebdomadaire « Marianne », frère du non moins controversé mais plus connu en France, Tariq Ramadam, qui vont me donner des raisons d’espérer.

“Une femme est comme une perle dans un coquillage. Si on la montre, elle crée des jalousies. Ici, la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre.”

Et là d’un coup, j’ai une bien mauvaise pensée, une réflexion instinctive en pensant aux victimes innocentes d’Orlando. Puis surtout, je m’interroge :  qui a eu cette idée de génie de mettre un intégriste face à des collégiens ? Je lis et je relis dans l’article de Marianne : « Afin d’évoquer l’islamophobie avec ses élèves, âgé de 15 à 17 ans, une enseignante du Centre de la transition professionnelle à Genève a eu l’idée lumineuse d’inviter Hani Ramadam. » En prime, il fallait que ce soit une femme qui prenne cette initiative. J’aimerais que cette phrase la hante jusqu’à la fin de sa vie. Il existe google aujourd’hui et même wikipédia si on ne sait pas où se renseigner sur une personne. Voilà, il est des lundi que l’on n’a pas envie de vivre. Des lundi où l’on voudrait disparaître sous la couette.Mais ce sont ces jours-là où il faut sortir dans la rue, se réunir, être nombreux pour se sentir fort et se dire que non les tordus ne sont pas majoritaires !

1 Commentaire

  1. Clara

    Ici-bas tout nous échappe.
    Mais.
    Ici-bas tout ce qui est en place, le bien comme le mal est nécessaire. Pour ouvrir les consciences.
    Nous avons tous choisis nôtre parcours de vie avant de venir la vivre. Et tout oublié en arrivant.
    Nous sommes tous là pour grandir et nous élever quoique nous devions vivre. Quoique nous devons vivre.

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