Le plus vieux métier du monde

Difficile de ne pas s’interroger sur le sujet de la prostitution en cette période ou articles, reportages viennent abonder la réflexion lancée par le projet de loi de la ministre au Droits de la Femme -encore elle, on peut dire que dans tous les cas de figure elle aura su gérer son personnal branding !- Pénaliser les clients des prostituées, tel est en résumé l’idée défendu par le texte de Najat Valaud Belkacem. Dans un réflexe de mère la vertu, on peut se réjouir de voir ses hommes -qu’on imagine sans peine pervers, macho….et j’en passe- punis de leur déviance. Un peu court en termes d’arguments ! Une réaction qui donnerait raison aux pauvres malheureux signataires du manifeste des 343 salauds (cf l’article « N’est pas manifeste qui veut »). Nulle envie de leur donner du grain à moudre ne m’étreint. Alors que penser de tout cela ? En toute honnêteté intellectuelle. J’ai écouté hier soir lors de l’émission « Compléments d’enquête » la ministre qui parle de 90% de prostitution subie mais j’ai écouté aussi Elisabeth Levy, la rédactrice en chef de Causeur. Ses envolées lyriques ne m’ont pas convaincue ! En revanche, le témoignage d’une prostituée de maison close de Barcelone -tenue par un français-, qui affirme pourtant aller au travail comme elle irait au bureau, m’a interpellée. « La première fois c’est terrible et aujourd’hui encore c’est dur. J’essaie de me concentrer uniquement sur les aspects positifs -l’argent-. » Et j’ai bien retenu également, que sur les 80 € d’un client, elle en donne 40€ à celui qui n’est pas considéré comme un proxénète mais comme un chef d’entreprise ! Et puis surtout, peut-on, pour le bénéfice de quelques unes affirmées dans leur choix de vie, oubliées toutes celles que l’on traite comme du bétail, que l’on torture, que l’on asservit en leur prenant papier et leur famille en otage ? Et les 343 salauds, avant de choisir une fille dans la rue, ils vérifient auprès de l’état civil, si elle est là par choix ?

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