Pourquoi employer le mot « victoire » ?

européennes

Difficile de prendre la plume, enfin en occurrence le clavier pour dire quoi que ce soit en un tel jour. J’ai donc décidé de laisser mes petits camarades de différents media donner le ton et regarder la bouteille à moitié pleine. L’alarmisme me fatigue car j’ai envie d’optimisme et je me rappelle toujours les paroles de jeunes sans papier à leur éducateur : « Vous parlez sans arrêt de crise et de temps difficiles mais nous, on regarde autour de nous et on voit des terrasses pleines, des gens qui sortent, des magasins qui regorgent, nous on ne parle pas de crise mais on meurt de faim dans notre pays. »
Peut-être un jour comprendrons-nous que le problème n’est pas l’autre. Peut-être faut-il simplement changer de point de vue ? Pour le plaisir, voici une fable d’après le poète Persan, Farid Al-din Attàr : « L’obstacle du moi »

Lorsqu’on demandait à un sage très respecté quel était le plus grand obstacle qu’un homme ait à franchir pour avancer sur le chemin de la sagesse, il répondait : C’est lui-même. Le moi est le plus difficile à franchir. Et, lorsqu’on lui demandait comment il avait compris cela, il répondait qu’un chien lui avait enseigné.
– Un jour, disait-il je vis un chien qui mourais de soif alors qu’il était au bord même d’une rivière. Car il voyait dans l’eau son propre reflet qu’il prenait pour un autre chien. Il aboyait, puis s’enfuyait sans avoir bu devant l’image de cet autre chien montrant les crocs.
À la fin, pourtant, la soif lui fit perdre toute retenue. Il se jeta à l’eau et l’autre chien qui faisait obstacle disparut.

Le Monde « Marine Le Pen et son père, qui font partie des eurodéputés les moins assidus au Parlement européen, devraient amener à Bruxelles une vingtaine de nouveaux europarlementaires FN. Ils sont en outre en position de force pour tenter de monter une coalition eurosceptique au Parlement. »

Le Point : « Guillaume Goubert, qui prend « toute la mesure du choc, du séisme », ne veut toutefois pas désespérer. « Le principal, écrit-il dans La Croix, c’est de constater que les formations modérées remportent les deux tiers des suffrages… l’extrémisme est loin d’être majoritaire dans les urnes. » Même analyse dans Ouest-France, où Michel Urvoy estime que les résultats « ne traduisent pas une adhésion massive aux thèses de Marine Le Pen, qui recueille beaucoup moins de voix qu’à la présidentielle ».

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